Phob.Ô.folies

L’homophobie tue !


Il est une avancée certaine que les gens ne se disent plus gênés par les homos. Cependant, il en est autrement quand il s’agit de leur entourage. Dans les conversations, le sujet reste abordé sur le ton de la plaisanterie ou du mépris, quand il n’est pas ignoré.

Un jeune en questionnement sur son orientation sexuelle ou sur son identité de genre, face au comportement de ses proches, va alors penser que s’il en parle, il sera rejeté. Ceci est encore bien trop souvent le cas, l’entourage n’étant pas non plus mieux armé pour affronter le regard des autres. Il va, ainsi, avoir tendance à intérioriser, inconsciemment ou non, ses sentiments, son cheminement pour s’accepter sera très difficile. Il en découle un réel mal-être et des souffrances qui ne peuvent être exprimées et conduisent trop souvent à l’autodestruction.

Actuellement, vivre selon sa différence de sexualité ou de genre implique d’avoir à l’esprit les risques encourus à vouloir évoluer ainsi librement, et de peser chaque geste ou parole selon la situation. Le sentiment d’oppression qui s’en dégage est réel et bien fondé. Ainsi, il est un chiffre qui ne change pas, c’est celui du taux de suicide des jeunes homosexuels, 13 fois supérieur à celui des jeunes hétérosexuels.